21.02.2011

Exposition Crossing Over du 22 au 26 mars 2011

espacek,karima celestin,beauxrepaire,salon du dessin 

Communiqué du 1er Février 2011

Crossing Over -L’enjambement d’une frontière réelle ou imaginaire.

Pour cette nouvelle exposition, Karima Celestin, galeriste et commissaire, a choisi d’aborder une question qui lui tient beaucoup à coeur : celle du lien entre les différents média et l'importance du trait en tant que passerelle ou frontière. 

 

Crossing Over représente l’enjambement, la traversée, le croisement : le trait dans sa forme symbolique. Ce trait sépare les éléments, les rapproche, les joint, les raie. Il définit les frontières, détermine un caractère.

Autour de ce thème, Karima Celestin a réuni, Anabelle Soriano, Damien Valero, Felix Pinquier, Mustapha Sedjal et Sami Trabelsi, cinq artistes aux parcours différents, abordant ce sujet chacun à leur manière.

Le dessin est aujourd’hui l’un des moyens d’expression les plus utilisés. Il a eu une évolution remarquable, et est passé du statut d’esquisse à celui de création autonome.

Tout en se fondant aux autres techniques, il reste le medium le plus usité de cette exposition, faisant de Crossing Over un événement off du Salon du Dessin Contemporain, singulier et incontournable.

 

Crossing Over aura lieu du 22 au 26 mars 2011 à l'Espace Beaurepaire.

Vernissage : le mardi 22 mars 2011 de 18H à 21 h

Espace Beaurepaire 

28, rue Beaurepaire 75010

Metro République

01 42 45 59 64

 

Contact presse : Nathalie Schnur – 06 24 34 32 77. nathalie.schnur@espacek.com

www.karimacelestin.com

Dossier de presse : http://www.karimacelestin.com/presse/crossing-over/

 

10.09.2010

Lien Vidéos.

http://vimeo.com/sedjalmustapha

20100106-185214 0.JPGhttp://vimeo.com/14533470

vlcsnap-105747.pnghttp://vimeo.com/14557682

oeil originel..jpghttp://vimeo.com/14841912

01.11.2009

Exposition Hommage

« Vernissage lundi 23 novembre à 18h30 »

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Exposition de plasticiens contemporains algériens en hommage à l'artiste peintre GUERMAZ

Adresse / Centre culturel algérien : 171 rue de la Croix Nivert, 75015 Paris, métro Convention

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Sedjal Mustapha
Titre : "Le registre"
Huile sur toile, 120 x 90 cm
Année: 2008 
Une exposition collective en hommage à Guermaz
L'artiste oublié enfin honoré
par Jaoudet Gassouma. Quotidien : Le jeune indépendant.

«Vivants, les artistes habitent le cœur et l'esprit. Morts, ils ressuscitent dans nos mémoires. 

Guermaz est cet artiste qui nous manque à chaque fois que notre cœur perd de vue notre esprit. »

Yasmina Khadra. 

C'est ainsi que commence le générique de cette exposition d'envergure qui sera en vernissage après-demain au Centre culturel algérien de Paris et qui durera jusqu'au 27 du mois courant. Il faut dire qu'Abdelkader Guermaz est un artiste peintre qui aura eu sa part de mystère et une telle aura, vivant sur une constellation qui a souvent ressemblé à une pluie de météorites insaisissables. On a longtemps attendu cet hommage rendu par quelques artistes et journalistes qui se sont battus bec et ongles pour que cette évocation ait lieu. Il faut aussi rendre grâce à Mansour Abrous, directeur de la culture à Paris, et Hamid Skif, journaliste et écrivain, qui ont tout fait pour que cette année consacrée à Abdelkader Guermaz soit entérinée par des événements divers. Lors de cette exposition, il y aura quelque 24 artistes vivants et des œuvres d'artistes disparus pour la plupart et qui ont fait carrière en France seront exposées.
Au menu de cette grand-messe en hommage au maître disparu, des enfants terribles de la peinture algérienne seront au rendez-vous, ce qui nous fera grandement apprécier une exposition qui promet avec des belles œuvres de Mohamed Aksouh, Baya, Abdallah Benanteur, Hanane Brerhi, Mustapha Bouradjine, Sid-Ahmed Chaâbane, Ahme-Cherif Chaouch, Habib Hasnaoui, Djillali Kadid, Mohamed Khadda, Arezki Larbi, Abderahmane Mada, Maria Manton, Denis Martinez, Othmane Mersali, Tarik Mesli, Rachid Nacib, Choukri Mesli, Mustapha Sedjal, Louis Nallard, Hamid Tibouchi, Samia Skenazene, Nadia Spahis et Kamel Yahiaoui. Pour rappel, Abdelkader Guermaz, est né le 13 mai 1919 à Mascara (Algérie) et passa son enfance et son adolescence à Oran. Il manifesta très tôt des dons et des dispositions artistiques : il fut peintre, poète et critique d'art. De 1937 à 1940, il fréquente l'Ecole des beaux-arts d'Oran, participe à partir de 1941 à des expositions collectives à la galerie d'avant-garde Colline de Robert Martin. Il fut rédacteur au journal Oran Républicain et réalisa, à Mostaganem en 1960, une exposition personnelle à la galerie Sésame ainsi qu'une fresque pour le Conseil général et en 1961. La même année, il s'établit à Paris. Son œuvre y est présentée en 1962 et 1963 à la nouvelle galerie de Robert Martin lors d'expositions collectives, mais aussi lors d'une exposition personnelle, en 1963, à la galerie Marie-Jacqueline Dumay. Tout au long des années 1960, il participa à des Salons parisiens. A Paris, Guermaz retrouve des peintres algériens ou européens et a pu confronter avec eux ses idéaux et son expérience de la peinture.
Ainsi, les œuvres de Guermaz étaient à côté de celles de Benanteur, Bouqueton et Khadda, à l'exposition Dix peintres du Maghreb à la galerie Le gouvernail en 1963. Elles étaient aussi présentes en 1966 à l'exposition Six Peintres du Maghreb à la galerie Peintres du monde. Cet artiste a gardé le contact avec l'Algérie. Il devint en 1962 correspondant à Paris du journal la République d'Oran. Il est représenté à l'exposition collective Peintres algériens qui s'ouvrit le 1er novembre 1963 au musée national des beaux-arts d'Alger et à celle qui a lieu sous le même nom au musée des arts décoratifs à Paris en 1964. Celle-ci réunit la grande majorité des peintres algériens contemporains et européens originaires d'Algérie. Il était aussi présent à Alger aux Salons de l'UNAP de 1964 et de 1974, à la Galerie 54 dirigée par Jean Sénac en 1964, à l'exposition Reflets et promesses de la galerie de l'UNAP en 1966 et à l'exposition peinture algérienne contemporaine et du palais de la Culture à Alger en 1986. Au début des années 1970, Guermaz participe à plusieurs Salons parisiens et est invité en 1971 à exposer ses œuvres à l'Orangerie du Luxembourg, en compagnie de six jeunes artistes. Après une participation à une exposition collective en 1973, il réalisa à Paris sept expositions personnelles de 1974 à 1981.
Ces manifestations lui ont permis d'acquérir une réputation internationale. Il fut invité à participer au Salon des arts plastiques de Tokyo en 1972, à l'Exposition internationale des arts de Téhéran en 1974 et à l'exposition Art arabe contemporaine de Tunis en 1980. Il était présent à Londres en 1981 et créa des cartons de tapisserie pour l'aéroport de Riyad. La fermeture de la galerie Entremonde en 1981 le priva de l'appui et de la visibilité dont il a pu bénéficier pendant longtemps. Depuis, Guermaz a conduit ses recherches en solitaire. Sa notoriété resta intacte auprès des collectionneurs français et étrangers qui savaient trouver le chemin de son atelier à Paris. Il est mort à Paris le 9 août 1996. L'hommage qui lui sera rendu à partir d'après-demain et jusqu'au 27 du mois en cours recentrera les mémoires pour aller à la redécouverte de cet artiste brillant.

 

29.04.2009

Exposition " Sutures "

Du 23 avril au 24 mai 2009 à l'Espace K, Galerie d'Art Contemporain. Ouverte du mercredi au dimanche /14h - 19h ou sur rendez vous. 6 rue de la grange-aux-belles - Paris 10ème. Tél : 09 51 39 01 99
M° Jacques Bonsergent ou République
www.espacek.com

Après « Trans-Fusion » : sa première collaboration avec l’espace K, Mustapha SEDJAL, poursuit son errance
artistique et personnelle.
Sa nouvelle exposition intitulée « Sutures » est composée de plusieurs médiums tels que peinture, dessin ,
installation et vidéo.
L’artiste récidive avec son thème favori : l’homme en perpétuelle régénérescence.

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Texte de Hamid SKIF.

Voyage au bout de ce qui fut un rêve, une espérance, un pas vers l´inconnu pensé comme chaleureux et qui m´attend les bras ouverts. Je n´ai laissé aucune trace derrière moi, à peine un souffle, des pensées, quelques unes de mes ombres sur les murs défraîchis sur lesquels ma vie s´est appuyée pour continuer à exister quelque part, en moi peut être seulement. Il ne reste rien, si ce n´est le sentiment que je n´abandonne rien puisque le rien a été ma vie.

Parti il y a longtemps, j´ai navigué sur des bateaux de papier, de carton ou des avions auxquels mes rêves donnaient des ailes. Et puis je me suis aperçu que j´avais des pieds, que les pieds ne sont pas des racines, que l´homme n´est pas un arbre, que ses jambes le mènent partout où il peut trouver son bonheur. Celui-là avait pour couleur celles des yeux ou des lèvres que je dessinait en mordillant les miennes, la nuit, couché sur le côté pour les cacher au fond de ma poitrine tels des moineaux tombés du nid, des branches d´étoiles et les creux de lune dont la lumière me couvrait d´une cruelle froidure.

Je n´ai rien aimé, même pas moi-même pour ne pas faiblir, garder les yeux ouverts, aux aguets, scrutant l´horizon, sa ligne de fuite, les mots qu´ils me disait. Ma vie est une impasse si les impasses ont une vie.

J´ai traversé l´Afrique, le Mexique et l´Asie en container, à pied, noyé dans la respiration des autres, englué dans les songes, le dos brisé, la gorge sèche, le courage enveloppé dans de faux papiers.

Je n´ai jamais pleuré car les larmes, il faut aussi les économiser. On m´a arrêté, questionné, trompé, volé, mais j´ai continué à courir le long des rives, sur les dunes, les rochers, coupant à travers les dangers, la haine des regards pour protéger mon dernier souffle et un peu de cette ombre qui me protège.

Sur les registres, je n´existe même pas sous forme de virgule, de point, d´interligne. Cette assurance est le sauf conduit qui me mènera au delà de moi-même sur les territoires interdits, offerts aux autres qui m´ouvrent les bras ou me refusent sans rien connaître de moi, des murs sur lesquels se tissent les rêves et les chansons de départ tristes ou joyeuses, toujours tendres.

La tendresse, c´est ce qui sauve lorsqu´on n´a rien d´autre à offrir à sa faim.

Je veux vivre dans vos yeux, à vos cotés, vous tenir la main et chanter avec vous même si je ne connais aucune des musiques de vos cœurs.

Si je devais mourir sur le pas de votre porte, dans votre rue, sur la plage  de vos vacances, je voudrais que vous sachiez que je vous offre mon soleil. Tout le soleil que vous souhaitez. Je vous l´apporte á domicile. J´en ai eu plus que ma part sur les chemins de ce monde coupé en tranches, barbelé de partout où l´homme des murs a pour pays une paire de chaussures trouées.

Un jour elles seront clouées sur une planche, exposées en public, prêtées aux Martiens pour la grande rétrospective terrienne sur la Liberté. 

Hamid Skif pour l´exposition "Sutures" de Mustafa SEDJAL.

Hambourg, Le 6 Avril 2009.

 

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Texte de S Azzedine

Après Trans-Fusion, Sedjal Mustapha poursuit sa quête et nous renvoie ses visions et son rapport au monde. Avec « Sutures », l'artiste récidive avec son thème favori : l'homme en perpétuelle régénérescence, décliné sous les mêmes formes d'expression : le dessin, la peinture, la vidéo. Une variation sur le même thème.

Dans cette nouvelle installation introspective exposée, le peintre révèle les multiples sutures que subit l'homme dans son environnement. Des sutures qui renvoient au déracinement-ré-enracinement pour une renaissance toujours possible malgré les cassures, les blessures et les plaies.

A travers les corps mutilés, les fausses greffes et la mort, c'est de la vie qu'il s'agit. La vie sans cesse renaissante malgré les péripéties, les pérégrinations et les chemins tortueux parfois dangereux où des hommes frôlent la mort à chaque instant comme ses « harragas », « coupeurs de mers » qui même s'ils échappent parfois à la mort au creux des vagues vivront traumatisés, portant à vie la trace, l'empreinte de cette blessure que leur corps aurait subi.

 Dans cette plaie qu'est la mer pour la terre, ils subiront le baptême de mort dont certains n'en sortiront jamais.

 Et comme dans tout exil, l'exilé, laisse une partie de soi et acquiert une autre part en s'insérant et en s'intégrant à son nouvel environnement. Il se greffe tel l'arbre même s'il perd une partie de ses racines, il s'enracinera à nouveau.

C'est cette tourmente de la terre et des corps ... et des esprits que l'artiste explore. Tourments de corps incorporels, déconstruits, déstabilisants pour la vision mais souffle d'une inspiration intérieure d'une douloureuse expérience.

Ici, l'artiste n'est ni l'origine ni la fin de l'œuvre mais un maillon révélateur d'une absurdité éphémère. Son corps est l'ici et l'ailleurs. L'arbre greffé et les racines de là-bas. Un point de suture possible ....

S Azzedine, Avril 2009

10.03.2009

Harragas / Lettre ouverte de Yasmina Khadra

Tout cerveau qui s'exile est un assassinat :
Lettre ouverte de Yasmina Khadra à M. Belkhadem

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Il existe un miracle en chaque chose, M. Belkhadem. Le miracle de réussir là où d'autres ont échoué. Le miracle de démissionner quand on ne peut plus rien donner... Voyez-vous ? Il suffit de le vouloir. Vos propos concernant les harraga**, ce nouveau fléau qui dépeuple nos rues, nos chantiers, nos stades, notre jeunesse, sont irrecevables. Un responsable politique a des obligations et des problèmes à résoudre. Il a aussi le droit de rendre le tablier s'il a conscience de son inutilité.L'Algérie n'est pas un fief de rentiers, encore moins une sinécure. Elle est une Nation, un Peuple, un Destin, et exige un maximum d'engagement et d'abnégation. Il s'agit de la servir, et non de l'asservir. Il s'agit d'efficacité et non de privilèges.
Il s'agit de sacrifices quotidiens, de transcendance permanente et de concertations tous azimuts, car il arrive parfois aux divergences de nous éveiller à nos erreurs et à l'apport inestimable des opposants. Un discours n'est solvable que lorsque ses répercussions sur le terrain sont payantes. Il ne suffit pas d'occuper une tribune pour dominer son monde, encore faut-il le convaincre, parvenir à lui mettre la main à la pâte et le mener au bout de l'ensemble des défis que l'on est supposé relever. Or, le constat est désespérant. Comment peut-on sévir contre une jeunesse effroyablement désenchantée alors qu'il est question de la sauver de l'ennui en train de la chosifier ? Comment ose-t-on jeter en prison de jeunes gens qui ont choisi de risquer leur vie au large de la mer plutôt que de continuer de moisir au pied des murs défigurés ou à l'ombre des cafés sinistrés ? Depuis quand les geôles sont-elles des cures thérapeutiques, un antidote, une panacée ? Incarcérer les Harraga est un non-sens, une absurdité, un traitement contre-nature.

Cela dénote de l'inaptitude de nos responsables à s'assumer, préférant faire porter le chapeau à ceux-là mêmes qui ploient sous d'intenables carcans - Il n'est pire cruauté que de faire, des souffre-douleur, des boucs émissaires !... L'Algérie est un paradis, M. Belkhadem ; un paradis dont les rêves sont ailleurs ; ce qui pousse des milliers d'adolescents à sauter dans des embarcations de fortune pour aller à leur recherche parmi les naufrages mortels et les insolations irréversibles.

Aucune nation ne peut avancer sans mythes et aucune jeunesse ne peut forcir sans idoles. Qu'avons-nous fait de nos mythes et que sont devenues nos idoles dans cette quête névrotique de l'enrichissement suspect qui a fait de nos maires, de nos walis, de nos députés, de nos sénateurs, enfin de l'ensemble de nos faiseurs de société des faiseurs de désillusions ?... Le miracle existe, M. Belkhadem. Il suffit d'y croire. Or, il nous semble que nous avons perdu la foi en toute chose dans ce pays où la lucidité, le souci des autres et la conscience citoyenne se sont mus en slogans blancs.

Notre jeunesse ne demande pas ; elle exige de nous que l'on assainisse ses lendemains en lui proposant des projets concrets, un devenir fiable, des repères probants, bref une vraie feuille de route reposant sur un programme clair et réalisable. Elle ne demande pas la lune, mais une place précise dans sa patrie, et un rôle à même de l'enthousiasmer et de la mobiliser autour d'une ambition légitime. Elle réclame du travail, des débouchés, une formation adéquate, du respect surtout, et la confiance sans laquelle aucune mission n'est envisageable.

Son problème, qui semble échapper à nos responsables, est simple : elle veut vivre décemment, dans son pays ; elle veut retrousser ses manches et contribuer à l'aboutissement d'un idéal sain et ragaillardissant. C'est parce qu'elle ne sait plus où donner la tête qu'elle confie, chaque soir à l'heure où la mer s'apaise, son destin à une boussole pipée ou un passeur suicidaire... Notre jeunesse souffre, M. Bekhadem. Elle a épuisé toute sa patience, toutes ses prières et tous ses ras-le-bol.

Elle est laminée, lessivée, dévitalisée et n'éprouve plus le besoin de survivre à son désarroi grandissant. Et si elle ne fait plus confiance à vos promesses, c'est parce que vous ne les avez jamais tenues. C'est parce qu'elle refuse de céder à la violence, parce que les maquis intégristes ne constituent plus un territoire raisonnable des revendications élémentaires, qu'elle préfère offrir ses ultimes espérances aux poissons et à la furie des flots. Aussi est-il urgent d'arrêter de la considérer comme une tare sociale ou une tracasserie politique et de se rendre compte combien son désespoir nous renvoie à nos incompétences et notre culpabilité.

Tout Algérien qui meurt de malvie est un crime ; tout cerveau qui s'exile est un assassinat ; tout espoir qui s'éteint est une trahison et tout aveu d'impuissance de la part d'un décideur est une catastrophe. Alors, lequel des miracles choisir : celui de la rédemption ou bien celui de la démission.

* Yasmina Khadra (Mohamed Moulesshoul de son vrai nom): est un écrivain algérien.

** Harragas: De l'arabe dialectal "hreg" qui veut dire brûler et les harragas est un terme généralement utilisé pour désigner ces "brûleurs" de frontières,souvent jeunes, qui, au péril de leur vie prennent le risque de traverser la mer sur des chaloupes de fortune, en quête de cieux plus accueillants.

 

26.12.2008

Exposition "Small is beautifull"

Exposition collective du 4 au 21 décembre 2008.

Vernissage le jeudi 4 décembre 2008 à 19h.

Espace K.

6 rue de la grange aux belles. 75010 Paris. Metro / Jacques Bonsergent / République.

Tél : 09 51 39 01 99

Lien site Espace K.:

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  Racines / série de 6 dessins.

 

 

carton d'Invitation 

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